Vos droits
bab449ae-2477-46b3-8fca-27c4c5741bd6
https://www.lacsc.be/vos-droits
true
Actualité
59ea6a04-d5cb-49bb-86bf-262457cb04b8
https://www.lacsc.be/actualite
true
Services
c7cddb17-187f-45c2-a0e2-74c299b8792b
https://www.lacsc.be/services
true
S'affilier
abbb02d8-43dd-44b5-ae75-3cd90f78f043
https://www.lacsc.be/affiliation
true
La CSC
c62ac78b-1aa2-4cb9-a33b-59e6fc085fb4
https://www.lacsc.be/la-csc
true
Contact
7f7bdd4f-c079-401e-a1bf-da73e54f00c2
https://www.lacsc.be/contactez-nous/pagecontact
true
Je m'affilie

État d’urgence pour les périodiques belges

Ce mercredi, dans la presse, le président du MR suggérait de « supprimer les subventions de bpost pour les magazines distribués à domicile ». La concession actuellement conclue avec bpost arrive à échéance le 31 décembre de cette année et sera négociée dans les jours prochains, lors du conclave budgétaire. Dans ce cadre, cette annonce est explosive. L’état d’urgence est déclaré dans les rédactions.

L’État belge confie la mission de distribution de la presse et des magazines à un organisme tiers, sur base d’une concession de service conclue à l’issue d’une procédure d’appel à candidatures européen. Concrètement : l’État belge alloue une subvention à un organisme de services postaux (en l’occurrence, bpost) pour qu’il s’acquitte à tarif préférentiel de la distribution à domicile des « journaux » (presse quotidienne) et des « périodiques » (les publications à l’intérêt reconnu, presse indépendante et/ou associative, qui ont une autre périodicité que la presse quotidienne).

Si les « périodiques » sortent de la concession, ils seront rompus au même tarif postal que n’importe quel imprimé commercial ou électoral. Dans le contexte actuel de fragilisation de notre secteur et d’augmentation des coûts de l’énergie et du papier, certains de nos titres pourraient donc tout simplement disparaître. Une perte nette pour la vitalité démocratique de notre pays.

Pourtant, l’« appel à candidatures pour la distribution de journaux et périodiques en Belgique » affirme la nécessité démocratique d’assurer à chaque citoyen·ne l’accès à une information plurielle. Bpost partage publiquement cette préoccupation : « La distribution quotidienne des journaux et des magazines aux abonnés, sur l'ensemble du territoire national, garantit un accès uniforme et non-discriminatoire à l'information, quel que soit le lieu de résidence du citoyen. Elle promeut la pluralité, la liberté et la qualité de la presse, un élément important de notre démocratie. »

L’enjeu est donc majeur pour nous, à l’aube d’un conclave budgétaire programmé ce week-end et dont les conclusions devraient tomber en début de semaine prochaine.

Nous lançons ici un appel. Pourquoi remettre en question la participation de l’État dans la distribution des périodiques ? D’où viennent les estimations selon lesquelles « une telle mesure représenterait entre un tiers et la moitié des dépenses » - évaluées à 861 millions d’euros par bpost pour la presse et les périodiques, pour la période 2023-2027 ?[1] Ces estimations ont-elles fait l’objet d’une objectivation externe et indépendante ?

Certains d’entre nous demandaient au mois de mai une révision et une régulation des tarifs postaux : le gouvernement fédéral se déresponsabiliserait-il en matière de pluralité et de démocratie, alignant nos publications sur n’importe quel autre imprimé commercial ?

Nous ne sommes pas une variable d’ajustement budgétaire !

Les dirigeant·es, les élu·es et les leaders/euses d’opinion doivent jouer leur rôle pour préserver la liberté de la presse et la richesse des publications indépendantes et/ou associatives de notre pays, notamment en garantissant à toutes et à tous un accès identique à l’information libre et de qualité.

 

[1] www.knack.be/nieuws/mr-en-ps-botsen-over-subsidies-bpost-voor-kranten-en-magazinebedeling/

Signataires :

Votre centrale sur les réseaux sociaux