Coup d’envoi des négociations entre les organisations syndicales et patronales

Aujourd’hui, une première réunion de négociation a lieu entre les organisations syndicales et patronales afin de discuter de la mise en place de barèmes dans le secteur des ONG. 

 

Les travailleurs du secteur étaient présents devant la confédération d’employeurs Unisoc (Avenue des Arts 27) afin de soutenir les porte-parole syndicaux.

Pour rappel, un certain nombre de travailleurs ont créé le collectif FairCSO afin de se former à la législation belge et de s’organiser pour obtenir de meilleures conditions de travail dans le secteur. La CNE les a soutenu dès le début, rejointe ensuite par les autres organisations syndicales. L’année dernière, le collectif a décidé de se concentrer sur les salaires dans leur secteur. Après un sondage réalisé auprès de plus de 200 travailleurs, il est apparu que les revenus sont souvent très bas et évoluent peu durant la carrière. Certains travailleurs restent dans une institution pendant 15 ans et leur salaire n’augmente pas. 

 

Comme Sophia, par exemple, qui travaille dans une association pour les droits humains depuis sept ans. Elle est titulaire d’un master en Relations internationales. Pourtant, elle n’est payée que 2.300€ brut par mois, ce qui est bien inférieur au salaire médian belge.

FairCSO, soutenu par les syndicats, a donc lancé une pétition afin de demander la mise en place de barèmes dans le secteur des ONG. Cette pétition a recueilli plus de 850 signatures qui ont été déposées lors d’une action des travailleurs aux deux présidents des Commissions Paritaires compétentes pour les ONG le 14 décembre 2020. 
Sur base d’une étude des quelques barèmes existants dans certaines ONG réalisée par FairCSO, les syndicats en front commun ont soumis une proposition de barème aux employeurs afin de débuter les négociations quant à la mise en place de barèmes dans ce secteur. 

 

Pourtant, les employeurs se sont montrés fermés à toute proposition de barème et s’opposent au principe. Ceux-ci mettent en avant de récentes coupes budgétaires dans le secteur et un manque structurel de moyens.

Cette réponse, insuffisante, sera discutée avec les travailleurs du collectif d’ici début juillet afin de décider des prochaines étapes de la mobilisation. 

 

En effet, il est plus que nécessaire que les travailleurs des ONG aient droit à des barèmes clairs et transparents afin d’avoir des conditions de travail dignes tout au long de leur carrière.


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