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WE continue de fermer ses magasins en se moquant de notre législation et en faisant régner la terreur parmi le personnel

« Nous avions tiré la sonnette d’alarme, il y a plusieurs mois. La multinationale de l’habilement WE, originaire des Pays Bas, sans jamais le dire, comptait fermer tous les magasins se trouvant du côté francophone du pays (Bruxelles-Wallonie) » souligne Jalil Bourhidane, permanent CNE.

Depuis le début, elle voulait contourner notre législation en évitant la procédure Renault. WE n’a cessé de répéter que ce n’était pas son intention tant aux travailleurs, à la presse ou à la commission paritaire. « En quelques mois, nous avons eu l’annonce de fermeture des magasins de Namur, La Louvière, Woluwé et rue Neuve. Hier nous avons appris la fermeture du dernier magasin WE de Bruxelles au Westland et d’un magasin à Liège. Du côté francophone du pays, il ne restera donc plus que 3 magasins pour le moment : 2 à Liège et 1 à Verviers, des magasins dont nous attendons l’annonce de fermeture dans les semaines à venir… »

L’entreprise décide de perler ses fermetures dans le temps. Grâce à cela, elle échappe aux conditions de la procédure Renault qui lui imposerait de négocier un plan social. Au lieu de cela, elle peut licencier les travailleurs à moindre coût. Pour le magasin de Woluwé par exemple, la fermeture du magasin se fera à coût de 0 euro... Les travailleurs presteront l’entièreté de leur préavis en magasin.  

De plus, sans plan social négocié, c’est bien la direction qui décide dans son coin de qui aura le droit ou pas à une indemnité de licenciement ou à une partie selon ses propres conditions. Les travailleuses qui décident de réagir en interpellant la direction ou en faisant grève reçoivent des menaces et des avertissements. La direction indique dans ceux-ci à des travailleurs qui sont licenciés qu’ils ne sont plus assez investis dans le projet WE. Un travailleur qui a osé se mettre en grève s’est vu refuser toutes ses demandes de congé comme sanction. La direction a décidé de fermer ses magasins dans le silence et en faisant régner la terreur dans les magasins. 

Le silence des politiques

Ici, nous avons un exemple flagrant d’une entreprise qui contourne la procédure Renault sous le silence assourdissant des politiques. Pourtant ces exemples de multinationales du textile qui se moquent de notre législation lors des fermetures de magasins se multiplient. Il faut que les politiques musclent cette législation sans quoi demain les travailleuses et travailleurs de notre pays pourront être licenciés à coût presque nul et sans aucun protection.

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