H&M : une lueur d’espoir ?
Suite au préavis de grève déposé par la CNE, la direction H&M a demandé ce mercredi 24/02 un bureau de conciliation. En effet, « le secteur dispose d’une procédure qui encadre les conflits en fixant des étapes avant d’en arriver à la grève et ce, pour permettre de trouver des solutions négociées et respectueuses de tous les points de vue » explique Jalil Bourhidane, permanent CNE.
Pour rappel, une convention a été signée par 3 des 4 organisations syndicales présentes dans l’entreprise. « À ce stade, nous estimons toujours qu’il manque des éléments pour les personnes qui seraient licenciées. De plus, nous ne voulons pas non plus que H&M puisse utiliser cette convention pour éviter une procédure Renault (c’est-à-dire avec un certain nombre de licenciements « secs » dans une période définie) si cela devait se présenter » rappelle le permanent CNE.
En effet, l’avenir de nombreux magasins est en suspens notamment en Wallonie et à Bruxelles. « Ce mandat nous a été donné par nos affiliés au travers des assemblées faites avec les magasins mais aussi via une pétition qui a recueilli un soutien important » explique une des déléguées CNE de l'enseigne.
La CNE se réjouit donc de cette proposition de bureau et espère pouvoir y trouver des solutions qui permettront aux travailleuses et travailleurs d’H&M d’avoir plus confiance en leur avenir en se basant notamment sur une concertation sociale non fermée et ce, dans le respect des positions de tous.
Par contre, nous regrettons les menaces formulées en magasin ces derniers jours envers les travailleuses et travailleurs mobilisés. « Le droit de grève est un droit fondamental, même chez H&M. Les arguments, soi-disant légaux, utilisés par la direction reposent sur une interprétation fausse » explique François-Xavier Lievens du service d'étude CNE.
Nous répondrons dans les jours qui viennent à la direction en toute transparence avec les travailleurs. L’intimidation est un levier à double tranchant qui n’a pas sa place dans nos démocraties ni dans nos magasins. A l’issue de ce bureau, nous informerons nos affiliés.

