Invisibles, oubliés… mais indispensables !

Sans eux, les hôpitaux ne pourraient pas continuer à fonctionner. Moins visibles que 
les soignants, ils se sont pourtant mobilisés tout autant contre le coronavirus. Eux aussi prennent des risques et méritent d’être non seulement applaudis, mais aussi revalorisés.  

 
Eux, ce sont ces cuisiniers, ces femmes et hommes d’entretien, ces équipes techniques qui installent un peu partout des mesures physiques pour protéger les collègues des contaminations. Ce personnel administratif qui veille malgré tout à ce qu’à la fin du mois les salaires soient versés !  
 
En dehors des hôpitaux, eux, ce sont les travailleurs des maisons de repos (kinés, ergothérapeutes, logopèdes, animateurs, personnel d’hôtellerie et d’entretien…), de l’aide à domicile (aides familiales, aides ménagères, gardes d’enfants malades…), de l’aide à la jeunesse, de l’aide aux personnes handicapées, de l’accueil de la petite enfance… 
 
La trop longue liste de ces personnes dont on ne parle pas dans les journaux mais sans qui la société ne pourrait pas fonctionner. Les soignants et non soignants ne font qu’un, et encore plus lorsqu’il faut venir en aide à la population, en aide aux plus fragiles, dans ce contexte de crise. Leur reconnaissance tant morale que pécuniaire doit être à la hauteur de leurs engagements, c’est ce que la CNE revendique au-travers des actions Blouses blanches. 
Rien n’est simple  
 
Mais en Belgique rien n’est simple et les décideurs politiques décident de mesures pas forcément cohérentes ou articulées entre les différents niveaux de pouvoir. 
 
Au Fédéral, le gouvernement a libéré un budget de 600 millions pour un accord social Non Marchand. Les négociations ont d’ailleurs démarré avec les employeurs pour concrétiser cet accord. Les augmentations salariales sont attendues pour le 1er juillet 2021. 
 
Le gouvernement vient de décider l’octroi d’une prime d’encouragement unique, encore en 2020, d’un montant de 985€ (brut). Les employeurs et les syndicats du secteur ont exigé que cette prime soit attribuée à l’ensemble du personnel hospitalier sur base de ses prestations entre le 1/9 et le 30/11. Un chèque consommation de 300€ (net) sera octroyé, lui, à l’ensemble du personnel des services de santé fédéraux (hôpitaux, soins à domicile, maisons médicales).  
 
En Région wallonne, le gouvernement a promis un budget de 260 millions, phasé sur 4 années, pour un accord social Non Marchand. Mais jusqu’à présent, rien de plus que cette promesse. 
 
En Fédération Wallonie Bruxelles (FWB), un budget riquiqui de 8 millions est dégagé mais pas sûr que cela concerne tout le personnel. Les Ministres de la FWB sont satisfaits de leur gestion de la crise et les travailleurs devraient être contents car ils ont gardé leur emploi.   
 
A Bruxelles, le gouvernement parle d’un budget de 7,5 millions en 2021 pour arriver péniblement à 30 millions en 2024… on a besoin de 100 millions pour se comparer au Fédéral.  
Revendication 
CNE claire 
Les réponses de la FWB et du gouvernement bruxellois sont une insulte pour tous les travailleurs des secteurs Non Marchand, face à leur investissement pendant la crise, mais aussi en temps " ordinaire ". 
 
Tous les gouvernements doivent, à l’instar du Fédéral, non seulement dégager des budgets pérennes suffisants pour revaloriser les professions, mais aussi prendre une mesure d’encouragement, encore en 2020, pour tous les travailleurs impliqués pendant la crise. Il ne peut pas y avoir de travailleurs de seconde zone ! 
 
La CNE a lancé une campagne d’envoi de cartes postales pour relayer la colère des travailleurs vers les différents ministres. 
 
Vous aussi vous êtes inquiet et/ou en colère ? Alors, participez à la campagne ! Toutes les informations ainsi que le mode d’emploi sur https://www.lacsc.be/cne/cartes-postales-enragees 
 
Nous entendons beaucoup sur les ondes " Nous ne laisserons personne au bord du chemin ".  La CNE continuera de se battre, avec vous, pour que ce soit une réalité. Avec la CNE, cultivons ensemble la solidarité. 
 
Nicolas Cahay

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