« Vivaldi, Avanti peut être… mais pas de Requiem pour un Con pour le Commerce! »

Ce lundi 21 septembre, les préformateurs sont attendus pour ce qui devrait être la note du futur gouvernement. « Nul ne sait exactement la mélodie qui en sortira mais pour les travailleurs du commerce, en tout cas, pas question de se laisser oublier. » assène Delphine Latawiec responsable Commerce à la CNE.

 

Au cœur de la crise, les travailleurs du commerce alimentaire ont dû continuer à travailler dans des conditions difficiles pour assurer le ravitaillement de la population. Très vite, le non alimentaire a réouvert pour permettra à chacun de souffler hors de ses murs. Les travailleurs du non alimentaire ont été touchés durement dans leur pouvoir d’achat en subissant de longues périodes de chômage économique. « Ce n’est pas fini puisqu’en front commun, nous nous battons pour l’assimilation du chômage pour leur prime de fin d’année » rappelle Delphine Latawiec, secrétaire permanente responsable du secteur Commerce à la CNE.

 

Depuis des mois, Comeos murmure la rengaine de l’hyper flexibilité et de la baisse des coûts pour sauver une partie du secteur non alimentaire dans un silence par contre assourdissant autour des bénéfices du secteur alimentaire. « Quant à des solutions négociées qui intègrent les revendications des travailleurs, il n’en est pas question aujourd’hui puisque nous n’avons été consultés sur rien. Comme si l’avenir du secteur ne passait pas par ceux qui y travaillent. » regrette Delphine Latawiec.

 

« Cette cure de flexibilité couplée à une cure d’austérité vécue ses dernières années est inenvisageable pour des professions désormais essentielles. Le secteur alimentaire a parfois flirté avec 20% de croissance de ses chiffres d’affaire ces derniers mois », rappelle Delphine Latawiec.

 

Il est temps de revaloriser nos métiers, nos statuts dans un secteur secoué par un avenir incertain. Pour cela, une solution, la CNE aussi entonne sa mélodie : la réduction du temps de travail.

 

En effet, dans un secteur à majorité de travailleurs à temps partiel, la RTT permet de facto une revalorisation de ce statut. Elle permet également une multiplication de l’emploi disponible dans un sous-secteur qui prévoit déjà d’embaucher (+ 6% dans l’alimentaire). Dans une période où le chômage risque d’augmenter, cela peut permettre de résorber une partie des pertes d’emploi ne serait-ce que dans le secteur non alimentaire (-3%). Pour les travailleurs à temps plein, la RTT leur permettra de renouer avec une conciliation vie privée vie professionnelle plus tenable dans un secteur aux horaires atypiques.

 

La RTT permet également de partager l’emploi. Dans un sous-secteur comme le non alimentaire où les perspectives sont difficiles, la mise en place de la RTT couplée avec les mesures d’aide prévue dans la loi permet de redistribuer l’emploi encore existant et d’éviter des licenciements. Les travailleurs restent dans leur emploi, l’employeur ne perd pas des compétences et savoirs et l’état ne paie pas de chômage. C’est donc bon pour tout le monde.

 

Pour l’employeur, la RTT permet de repenser l’organisation du temps de travail à travers une négociation qui permet également aux travailleurs de retrouver de la qualité au travail et de la reconnaissance.

 

C’est cela que la CNE COMMERCE rappellera ce 21 septembre à la Place de la Monnaie (10h20) avec un lancement symbolique de leur campagne à long terme : «  RTT : 32h en 4 jours »

 

« La réduction du temps de travail, c’est une solution solidaire à la fois pour revaloriser les statuts mais aussi pour créer ou sauver de l’emploi. Elle permet de répondre aux défis du secteur non alimentaire tout en revalorisant des métiers que l’on a rebaptisé essentiels avec le Covid. C’est une solution globale où tout le monde gagne » conclut Delphine Latawiec.

Personalization