«Nos résidents ne se rendent pas tous compte de la situation»

Tina Lippens travaille comme éducatrice au centre de soins «Heilig Hart» à Deinze. «Notre institution s'est rapidement organisée»

Tina Lippens travaille comme éducatrice au centre de soins «Heilig Hart» à Deinze. [Entretien réalisé en avril 2020]

«À cause du coronavirus, nos résidents touchés par un handicap mental ne rentrent plus chez eux depuis des semaines. Tout à coup, leurs accompagnateurs portent des masques, évitent tout contact physique, désinfectent bien plus qu’avant… Nos résidents ne se rendent pas tous compte de ce qu’il se passe. Nous restons en contact avec les familles par Skype et WhatsApp. Des parents éclatent parfois en sanglots quand ils voient leur fille ou leur fils à l’écran.»

«Notre institution s’est rapidement organisée: rester à l’intérieur, prévoir une protection adaptée, une salle des malades a été transformée en salle de quarantaine. Nous avons du mal à trouver des masques et des blouses. Certaines mesures changent rapidement, mais la communication avec notre employeur est bonne. Les syndicats sont entendus. C’est important car les collègues se retrouvent isolés avec leur groupe d’âge.»

«Ce qui nous booste aussi, ce sont les marques d’appréciation de notre entourage: un compliment, un petit gâteau… Une entreprise de la région nous a même offert des quiches. Je trouve cependant que les médias et les hommes politiques devraient avoir un peu plus de considération pour tous les efforts que nous faisons.»

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