La pandémie de coronavirus a un impact sur le fonctionnement des entreprises et organisations. La CSC suit de près la situation, défend les intérêts des travailleurs et propose des mesures pour les délégués concernés par le dialogue social.

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Reconstruire un modèle économique sûr, équitable et plus durable

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Alors que le confinement est toujours en cours et qu’aucune date de reprise de l’activité économique n’est précisée, le Bureau fédéral du plan et la Banque nationale de Belgique sortent les premiers scénarios de reprise.

Le scénario de référence fait état d’une contraction importante de l’activité économique en 2020 suivie d’une reprise en 2021 pour autant que la phase aigüe de la crise n’inflige pas de dommages substantiels au potentiel productif de l’économie.

Ce scénario mise sur le fait que les mesures prises pour protéger le revenu disponible des ménages, comme le chômage temporaire, les droits passerelles, le moratoire sur les prêts hypothécaires des ménages touchés par la crise, les prêts bancaires garantis par l’Etat fédéral et le soutien régional aux entreprises affectées, jettent les bases d’une reprise rapide de la consommation à partir du troisième trimestre de cette année.

Ce scénario mise également sur le fait que les entreprises ne connaîtront pas de problèmes de solvabilité conduisant à de nombreuses faillites et, par extension, à une hausse durable du chômage.

Enfin, ce scénario, largement optimiste, ne considère pas la difficulté que pourraient connaître certaines entreprises pour  redémarrer leurs activités -tant le choc aura été rude- et donc laisser durablement sur le côté bon nombre de travailleurs.

La CSC craint, quant à elle, pour l’avenir de centaines de travailleuses et de travailleurs qu’il faudra continuer à soutenir en cas de faillite ou de réorganisation de leur entreprise.

Cette crainte est aussi formulée dans le récent rapport de l’OIT consacré aux conséquences de l’épidémie de COVID 19 sur le monde du travail. Ce rapport relève que les secteurs les plus à risque sont les services d’hôtellerie et de restauration, l’industrie manufacturière, le commerce de détail et les activités commerciales et administratives. 

Le scénario de la Banque nationale et du Bureau du Plan ne dit rien non plus sur les mutations économiques (positives ou négatives) qui pourraient se dessiner à la faveur de cette crise. Si l’on assiste à l’accélération d’une nécessaire transition économique, celle-ci doit impérativement se réaliser en tenant compte des aspirations des travailleurs et non à leur insu.

Enfin, le scénario de la Banque nationale n’évoque pas les initiatives de l’Union européenne pour amortir les effets de cette crise, comme la proposition de création d’un dispositif de réassurance chômage financé à hauteur de 100 milliards d’euros. Il s’agit pourtant là d’un mécanisme de solidarité unique et prometteur. 

Le scénario de sortie de crise de la CSC rejoint celui de l’OIT: «Nous devons avoir pour ambition de reconstruire en mieux afin que nos nouveaux systèmes soient plus sûrs, plus équitables et plus durables que ceux qui ont permis à cette crise de se produire». En Belgique, cette ambition devra se concrétiser en associant l’ensemble des interlocuteurs sociaux.

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