L'action collective, en ce compris le droit de grève, est essentielle dans une société démocratique

La CSC est incontestablement en faveur d’une justice indépendante. Nous prenons par conséquent acte du jugement rendu hier par la cour d’appel de Liège envers 17 militants et dirigeants syndicaux. 

Nous sommes cependant très préoccupés de l’organisation future d’actions collectives et la manière dont les mouvements sociaux pourront encore faire entendre leur voix à l’avenir.

Le droit de grève fait en effet l’objet d’attaques de plus en plus fortes. C’est le cas avec ce jugement mais également au travers des procédures juridiques intentées par les employeurs dans le cadre d’actions spécifiques. Par ailleurs, le service minimum ne cesse de s’étendre, comme à la SNCB et chez De Lijn, par exemple. Ces évolutions font peser une lourde menace sur le droit de grève alors qu’il est le moyen ultime auquel recourent les travailleurs pour exprimer leur mécontentement ou leurs aspirations. 

Or, sans action collective, sous quelque forme que ce soit, ce sont des milliers de travailleurs et travailleuses  qui se verront privés d’un moyen pour faire valoir leurs droits.

Lors de la dernière législature, de très nombreuses personnes ont, à maintes reprises, manifesté leur opposition aux mesures asociales prises par le gouvernement. Grâce à ces mobilisations importantes, ces mesures ont pu être écartées. 

L’action collective est l’un des moyens essentiels dont disposent les citoyens et les citoyennes pour promouvoir leurs droits. 

En l’absence de concertation sociale, les organisations syndicales n’ont, comme représentants des travailleurs, eu d’autre choix que de se mobiliser dans divers types de manifestations pour faire entendre leur voix.

Ce droit à l’action collective fait partie du syndicalisme de façon intrinsèque. Sans cette liberté d’action, il n'y a plus de syndicalisme libre et indépendant. 

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