Quand le monde s’arrête, les femmes continuent! En route vers le 8 mars!

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Cette année, la Journée Internationale des femmes coïncide avec les négociations de l’AIP (Accord Interprofessionnel) 2021-2022. Les discussions sont pour l’instant suspendues: en tant que syndicat, nous dénonçons une  norme salariale de 0,4% qui enferme les négociations dans un « carcan » ! Cette marge salariale ne permettrait qu’une augmentation de 

  • 6€ brut/mois pour le salaire minimum…. Sachant que 68% des travailleurs·euses qui touchent le salaire minimum sont des femmes ;  
  • 9€ brut/mois pour beaucoup de fonctions essentielles, majoritairement occupées par des femmes !  

Juste des cacahuètes pour celles qu’on a applaudi! 

Plus que jamais, nous revendiquons  une augmentation des salaires brut… 

Une augmentation de revenus substantielle à travers la revalorisation des salaires brut bénéficiera directement à l’économie et au financement de la sécurité sociale, grâce aux cotisations versées par les employeurs et les travailleurs et permettra de lutter concrètement contre l’écart salarial entre femmes et hommes.  

… et en particulier des bas salaires 

Selon l’Institut pour l’égalité des femmes et des hommes, «une partie non négligeable de l’écart salarial est à mettre sur le compte de la ségrégation sectorielle et professionnelle: les femmes se retrouvent en effet davantage dans des secteurs et des métiers moins valorisés et moins bien rémunérés que les hommes. Or, La crise du coronavirus a mis en lumière l’importance des métiers largement féminisés puisqu’ils ont été désignés comme des « métiers essentiels » (avec notamment les métiers du «care», c’est-à-dire des soins aux personnes). Une augmentation significative des bas salaires permettrait donc de réduire l’écart salarial tout en reconnaissant le travail essentiel des métiers sous-valorisés. Rappelons que le salaire minimum n’a plus augmenté depuis 2008 !

Comme Femmes CSC nous encourageons également la Réduction collective du temps de travail avec maintien du salaire qui permettrait: 

  • à plus de personnes de travailler à temps plein, et donc de bénéficier de droits pleins (en cas de chômage, de maladie, mais aussi une fois arrivées à la pension);
  • d’augmenter le salaire des travailleurs et travailleuses à temps partiel : en effet, si les personnes qui travaillent à temps plein prestent moins d’heures tout en gardant le même salaire, cela implique une augmentation du salaire horaire. Pour tout le monde, y compris pour celles et ceux qui travaillent à temps partiel. 

Rappelons que plus de la moitié de l’écart salarial femmes - hommes est expliqué par le travail à temps partiel, qui concerne une travailleuse sur deux!

Les avancées obtenues lors de l’AIP concernent les Femmes et leur indépendance économique! Mobilisons-nous ce 8 mars!

Plus d’information: Gaelle Demez, 0486 86 81 98

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