Travail intérimaire: tout le secteur mérite le prix Citron!

Sur la base d’une analyse des plaintes et des mauvaises pratiques enregistrées dans le secteur, la CSC décerne depuis plusieurs années un prix “Citron” particulièrement déshonorant aux plus grands cow-boys du secteur du travail intérimaire.

Cette année, le prix “citron” n’est pas attribué à une entreprise spécifique de travail intérimaire, mais bien à Federgon, la fédération patronale des entreprises du secteur du travail intérimaire, qui est “distinguée” pour le mépris qu’elle affiche envers la concertation sociale, alors que les travailleurs intérimaires ont été lourdement pénalisés par la crise du coronavirus. 

Du fait de la crise du coronavirus, des milliers d’intérimaires se sont retrouvés du jour au lendemain sans revenu. L’octroi éventuel du chômage temporaire dépendait du bon vouloir de l’agence de travail intérimaire. Le fait que bon nombre d’intérimaires travaillaient depuis des mois, voire des années, pour la même entreprise n’avait aucune importance.

Parmi ces intérimaires figuraient aussi beaucoup de jeunes et de personnes occupées dans le cadre de contrats journaliers qui n’avaient pas droit aux allocations de chômage ordinaires faute d’avoir suffisamment travaillé pendant la période de référence.  

La concertation en vue d’aboutir à un accord social pour le secteur du travail intérimaire a elle aussi échoué, après plus d’un an de négociations. La CSC est extrêmement déçue et scandalisée par cette situation. 

Ces six dernières années, seul un accord sectoriel a été conclu. Les travailleurs intérimaires restent ainsi des travailleurs sans défense, des travailleurs que l’on jette comme des Kleenex. Cette situation est révoltante et symptomatique pour l’ensemble du secteur.  

On peut espérer que ces entreprises qui n’ont de cesse de parler de leur rôle social comme intermédiaires dans la recherche d’un emploi et d’entrepreneuriat durable, prendront leurs responsabilités et ne voudront pas être complices de telles pratiques.

Nous espérons que les meilleurs élèves de la fédération patronale feront enfin entendre leur voix et montreront l’exemple, et que le secteur ne restera pas sourd et aveugle aux propositions syndicales concernant le recours abusif aux contrats journaliers, le système de chômage temporaire clair et doté d’un cadre légal, etc. 

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