#queltravaildemain: la CSC en congrès pour penser l’avenir du travail

Quel travail pour demain? La CSC tient actuellement son 36e congrès statutaire à Ostende pour trouver des réponses à cette question fondamentale.

Pendant trois jours, 900 militants mandatés par leurs organisations sont réunis à Ostende pour discuter et voter les 25 lignes de force qui constitueront la feuille de route de la CSC pour les années à venir. «Dans ce monde qui semble perdre le nord, il nous importe, à nous, militantes et militants, de la CSC de ressortir notre boussole, de garder des repères, de prendre le temps de revenir à nos équations de base…» a déclaré Marie Hélène Ska, secrétaire générale de la CSC, lors du discours d’accueil des participants. Avec cette boussole, la CSC choisi la voie qui lui permettra d’atteindre ses objectifs et revendications concernant ce que devrait être, à ses yeux, le travail de demain. 

Impacts technologiques sur l’emploi

Le congrès de cette année apporte un focus particulier sur l’impact des nouvelles technologies sur l’emploi. «Ce n’est pas la technologie qui pose problème, mais la redistribution du gain technologique» a précisé Marc Leemans, Président de la CSC lors de son discours d’accueil «Pourquoi avons-nous relativement bien survécu à la troisième révolution industrielle ? Parce que nous avons été en mesure de redistribuer les gains de la productivité. Grâce aux négociations salariales, aux cotisations, à la sécurité sociale, aux services publics…» 

Le terme « transition » est le mot clé du congrès. Ce terme traverse les débats et les thématiques abordées durant ces trois journées résolument orientées vers l’avenir : «Nous avons commencé à penser le futur et à dessiner des alternatives pour demain.» explique Marie-Hélène Ska. «Nous avons travaillé à rendre l’avenir désirable, à dessiner des possibles.»

Les nombreux défis – et ligne de forces - que cette transition implique pour appréhender l’avenir du travail sont répartis en trois grandes thématiques dans les projets de ligne de force qui sont débattues par les représentants mandatés par les centrales et les fédérations durant le congrès: 

1. «Un marché de l’emploi en transition». Cette thématique porte essentiellement sur les bouleversements importants induits par les transitions technologiques et écologique sur le marché de l’emploi. 
 
2. «Des emplois en transition » aborde les questions liées à la création d’emplois de qualité dans lesquels la technologie améliore le travail plutôt que de reléguer les travailleurs et les travailleurs au rang d’esclaves de la machine. 

3. «Un monde en transition» développe la vision syndicale selon laquelle des solutions durables, en matière de climat, de conflits, de respect des droits des travailleurs, doivent principalement venir du renforcement de la coopération internationale. Les questions liées à la politique migratoire, au commerce équitable et au travail décent dans les chaînes numériques font également partie de ce vaste thème.

Des outils pour l’avenir

Au-delà des travaux en section où ces thèmes sont débattus afin d’en tirer des lignes de force, ils sont également abordés à l’occasion de débats et de rencontres avec des invités belges et internationaux sur les nouvelles réalités syndicales, sur la montée du populisme en Europe ou encore sur la perspective de l’OIT sur l’avenir du travail.

Ce congrès constitue donc, comme le rappellent le Président et la secrétaire générale, «un temps d’arrêt crucial… mais pas un terminus. En effet, les textes de congrès sont des prises de position, des idées et des orientations pour le travail à venir. Ce sont des outils destinés à apporter, durant les prochaines années, des améliorations en faveur des citoyennes et citoyens dans un monde en rapide évolution.» 

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